• Onomastique, marqueurs identitaires et plurilinguisme. Les enjeux politiques de la toponymie et de l’anthroponymie

    Si on peut définir le politique comme la gestion du « vouloir vivre ensemble », alors la nomination des personnes (anthroponymie) et des lieux (toponymie) peuvent être analysés comme des actes « politiques ». L’émergence des territorialités passe presque toujours par ces actes de dénomination, actes de langage. Dès lors la toponymie, prise dans son acception la plus large possible, en tant qu’elle implique des stratégies de marquage et de contrôle d’un territoire, dans une langue donnée, peut être considérée comme un acte « politique ». Il en est de même pour la nomination des personnes. Le but de cette introduction est de montrer que les pratiques onomastiques peuvent et doivent être analysées avec les outils de la science politique.

    Par : Hervé Guillorel

     

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